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La
chimère
du "Non"
au nom
d'une
autre
Europe
...
"...
Les partisans
du "non"
seraient-ils
tellement
attachés
à
l'Europe
telle
qu'elle
fonctionne
depuis
la signature
du Traité
de Nice
? Croient-ils
vraiment
que l'Union
européenne
élargie
puisse
fonctionner
mieux
sans réforme
du système
actuel
? Car
tel serait
la conséquence
d'un rejet
du Traité
établissant
une Constitution
pour l'Europe
!
Sans
nouveau
traité,
l'UE continuerait
tout simplement
à
exister
selon
les normes
établies
par le
traité
de Nice,
signé
en 2001.
Cette
fameuse
"autre
Europe"
se révèle
être
celle
d'aujourd'hui
! Résultat
des courses
: on priverait
l'Union
Européenne
d'un saut
qualitatif
d'envergure.
Rejeter
le Traité
établissant
un Constitution
pour l'Europe
équivaudrait
à
dire non
notamment
à
une clarification
des compétences
de l'UE,
à
une modernisation
de son
système
législatif,
à
une rationalisation
des procédures
de décision,
au renforcement
de la
démocratie
parlementaire
ou encore
à
une visibilité
accrue
de l'Union
sur la
scène
mondiale.
Le "non"
priverait
les parlements
nationaux
de la
perspective
de se
voir réellement
impliqués
dans le
processus
législatif
et priverait
encore
les citoyens
européens
du droit
d'initier
une proposition
législative.
Point
de Charte
des Droits
fondamentaux
juridiquement
contraignante
sans nouveau
traité
!
Les progrès
susceptibles
d'être
réalisés
par la
Constitution
européenne,
même
s'il s'agit
d'un texte
de compromis,
sont trop
nombreux
pour en
dresser
ici une
liste
exhaustive,
mais ils
sont réels.
Les partisans
du "non"
voient
par contre
l'Europe
menacée
de "dumping
social",
de déliquescence
des services
publics
ou redoutent
une Europe
ultralibérale
après
ratification
du Traité.
Ces menaces,
brandis
à
toute
occasion,
leur servent
d'épouvantails
destinés
à
semer
la confusion
parmi
l'opinion
publique.
Citons
dans ce
contexte
l'article
I-3 de
la Constitution
pour l'Europe
qui stipule
notamment
que "L'Union
oeuvre
pour le
développement
durable
de l'Europe
fondé
sur une
croissance
économique
équilibrée
et sur
la stabilité
des prix,
une économie
sociale
de marché
hautement
compétitive,
qui tend
au plein
emploi
et au
progrès
social
(...)
Elle combat
l'exclusion
sociale
et les
discriminations,
et promeut
la justice
et la
protection
sociales
(...)".
Quant
aux services
publics,
le rôle
de ceux-ci
se voit
clairement
renforcé
par ce
Traité
qui en
reconna”t
le rôle
social
indispensable
et qui
autorise
les aides
d'État
en leur
faveur.
Ce Traité
ne conduira
ni à
une Europe
antisociale,
ni à
une Europe
ultralibérale,
mots chocs
chers
aux partisans
du "non",
mais permettra
à
l'UE de
réaliser
des progrès
considérables
et de
mieux
assumer
son rôle
d'acteur
mondial
tout en
se faisant
le porte-parole
des valeurs
universelles
dans le
monde.
Pour ce,
disons
"oui"
à
la Constitution
européenne
et "non"
à
ses adversaires
!"
Lydie
Polfer
Député
européen
(ADLE)
Le
8 avril
2005